LETTRE OUVERTE AUX CONSTRUTEURS AUTOMOBILES

août 18, 2017

Après 24 départs de feux dans le massif des Alpilles, Jean Mangion réagit.

Un coup de colère qui a fait le buzz. Sa réaction a été reprise par La Provence, France Bleu, France Info, Europe 1, l’AFP, le Figaro, Le Point …

Monsieur le Président

Vous avez peut-être eu, comme de nombreux touristes, le bonheur de découvrir le massif des Alpilles dans les Bouches-du-Rhône et ses 50 000 hectares de forêts et de nature. Nous en sommes fiers et c’est toujours avec plaisir que nous accueillons les visiteurs, notamment au sein du Parc naturel régional des Alpilles que j’ai l’honneur de présider.

Ce coin de paradis est, hélas, sous la menace permanente du risque incendie : depuis le début du mois de juillet, les services de secours et d’incendie, aidés par les Comités Communaux Feux de Forêts, ont dénombré plus de 24 départs de feux ; l’un d’eux a malheureusement touché des habitations et dévoré sept hectares sur ma commune de Saint-Etienne du Grès..

Or, l’enquête Ipsos révélée notamment par Le Parisien du 6 août dernier, fait état du fait que : (..) «  Plus d’un Français sur six (15%) reconnaît jeter des mégots, ainsi que des chewing-gums, par la fenêtre de son véhicule.(..) ». Dans ce contexte, je me demande pourquoi, et je m’en suis ouvert à la presse, les constructeurs automobiles ont-ils supprimé les cendriers des véhicules ? Certes, les automobilistes peuvent en acquérir un, pour une somme souvent modique. Mais cette modicité précisément me fait penser qu’il serait civique de proposer, sans option, ce type d’équipement sur les véhicules neufs. D’autant que, si un premier acquéreur n’est pas fumeur, il peut revendre le véhicule.

Croyez bien, Monsieur, qu’il n’est nullement de mon propos de défendre peu ou prou, les fumeurs. C’est en tant que maire, président du Parc naturel régional des Alpilles, grand amoureux de ce coin de Provence comme de tous ceux qui sont aujourd’hui sous la menace d’incivisme, que je m’adresse à vous : les constructeurs automobiles ne pourraient-ils pas participer à la protection de l’environnement, par un geste qui n’est pas symbolique mais qui prouverait que pour chacun d’entre nous, la protection contre les incendies ne saurait être optionnelle ?

Je vous prie d’agréer, Monsieur le Président, l’expression de mes salutations distinguées.

Jean MANGION

Maire

A lire : communiqué adressé à la presse locale et nationale