Avenir du Pays d’Arles : Jean Mangion s’engage

septembre 27, 2018

Lisez ci-dessous son intervention au Conseil syndical de la Communauté de Communes Vallée des Baux-Alpilles, lundi 24 septembre à Maussane-les-Alpilles.

« Il y a plus d’un an nous ne voulions pas d’une métropole englobant le Pays d’Arles. Nous demandions un statut particulier ou différencié pour que soient respectés nos territoires avec leurs spécificités et leurs singularités.

Mais voilà que le Président de la République, alors candidat, déclare pendant la campagne électorale sur TF1 qu’il y aurait une métropole dans les Bouches du Rhône par fusion avec le département englobant le Pays d’Arles.

Son préfet de région, Pierre Dartout, le confirmait dans une interview à La Provence le 28 juillet 2018 et refusait, dans la foulée, SCOT et intercommunalité unique pour le Pays d’Arles.

« La fusion département-métropole est irréversible »

Le 7 septembre, à Marseille, le Président de la République confirme que la fusion département-métropole est « irréversible ».

Sur cette lancée, son Premier ministre écrit le 10 septembre au Préfet de région en lui demandant de mener une concertation d’ici le mois de novembre « sur l’opportunité de procéder à une fusion intégrale de la Métropole avec le Département des Bouches du Rhône », fusion que le Président de la République a déclarée « irréversible » 3 jours avant …

Ainsi donc, les dés sont jetés : il y aura une métropole et nous serons dans cette métropole.

Pour nous aujourd’hui il est fondamental de s’en remettre à cette réalité. C’est le respect de la démocratie qui est en jeu. Nous nous devons de le respecter.

Cette fusion aura une incidence fiscale inévitable qui devrait se traduire par une augmentation moyenne de l’impôt qui, lissée sur 12 ans, reste absorbable.

Et c’est de cela que nous devons parler avec notre préfet de région et avec la présidente de notre département. En effet, au-delà de la stabilité fiscale promise par la présidente de la métropole, nous devons insister sur notre volonté de récupérer des compétences, dites de proximité, qu’attendent nos concitoyens. Cela fait aussi partie de ses engagements pour respecter nos spécificités et nos singularités.

Il ne faut donc plus aujourd’hui, à notre sens, mener des combats d’arrière-garde.

Nous avons avec Martine Vassal une chance historique à saisir.

Il faut accepter que la Métropole s’impose à nous et il faut la voir positivement comme pouvant être un outil de développement dont tout notre territoire tirera bénéfice.

C’est l’esprit de l’appel que la majorité des maires de la CCVBA, appuyée par des parlementaires, des conseillers régionaux et des conseillers départementaux du territoire, a lancé à Martine Vassal.

Je terminerai en précisant que la COURLY, la métropole lyonnaise, non seulement est devenue en vingt ans une machine administrative performante, mais aussi un outil de développement remarquable pour tout le département du Rhône.

C’est ce que je souhaite, pour nos enfants, à la métropole naissante dans les Bouches du Rhône. »


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